Optimiser son site avec le SEO WordPress expliqué de façon claire

Le paysage du SEO évolue sur un terrain mouvant. Pourquoi ? Parce que Google, ce géant aux mains sur le web, ne cesse de bouleverser les règles pour façonner un univers numérique plus rapide, plus sûr, à son image. Et même si l’opération lui rapporte bien davantage qu’à nous, la question reste : qui s’en inquiète réellement ? Vous, sans doute, si vous souhaitez donner à votre site WordPress une vraie place sur la toile.

Avoir un site WordPress et viser les premiers résultats, c’est accepter de composer avec les exigences de Google. Pour garantir une expérience utilisateur toujours plus fluide tout en gonflant ses propres bénéfices, le moteur modifie en permanence ses algorithmes. Résultat, les spécialistes du SEO, vous compris, doivent jongler, adapter leur stratégie, souvent au prix de leur tranquillité.

Il fut une époque où l’accumulation de mots-clés suffisait pour briller dans les SERP. Je l’ai tenté, nous l’avons tous tenté. Sans l’ombre d’un backlink, sans réflexion, les positions grimpaient. Puis Google a sifflé la fin de la mascarade. L’abus de techniques dépassées s’est vu sanctionné et les sites concernés ont dégringolé. Désormais, pertinence, structure et qualité dictent la donne.

Mais le jeu ne s’arrête pas là. Google garde ses cartes bien cachées. Le moindre faux pas, et la sanction tombe, sans crier gare.

Heureusement, les balises sont là : Google annonce ses attentes. Les meilleures pratiques SEO pour WordPress sont connues, alors voyons comment bâtir une stratégie qui tienne face à la prochaine vague algorithmique. Le cap est donné.

  1. Affiner sa recherche de mots-clés
  2. Placer le contenu au centre du jeu
  3. S’appuyer sur les thèmes et plugins adaptés
  4. Soigner la structure des URL
  5. Veiller à l’ergonomie mobile
  6. Activer les signaux sociaux
  7. Observer et dépasser la concurrence
  8. Optimiser la vitesse de chargement
  9. Sécuriser avec le HTTPS
  10. Ne pas négliger le SEO local
  11. Soumettre son site aux moteurs de recherche
  12. Créer un sitemap efficace
  13. Travailler les liens entrants (backlinks)
  14. Utiliser les bons outils et ressources

Quelles pratiques pour booster le SEO sur WordPress ?

Pour partir du bon pied, il est utile de cerner quelques repères, surtout si le SEO sur WordPress vous est encore étranger.

Le référencement s’articule autour de deux axes : l’optimisation sur la page (contenu, balises, structure interne) et ce qui se passe à l’extérieur (liens d’autres sites, signaux sociaux…). Ces deux volets se complètent et sont tous deux nécessaires.

Un autre point mérite l’attention : l’éternel duel « white hat » versus « black hat ». Le « white hat » consiste à respecter à la lettre les préconisations de Google. Le « black hat » tente d’en contourner certaines, et finit la plupart du temps par voir le site déclassé. Miser sur une stratégie transparente, c’est s’assurer un site qui dure. Les ruses douteuses n’ont plus voix au chapitre.

Fort de ces bases, voici les pratiques à adopter pour faire émerger votre site WordPress.

1. Approcher la recherche de mots-clés avec méthode

La chasse aux mots-clés sauvages appartient au passé. Pourtant, le choix précis de vos expressions demeure fondamental. Les moteurs continuent de s’appuyer sur ces termes pour classer les pages, mais c’est la finesse qui l’emporte sur la répétition stérile.

Pour viser les meilleurs résultats sur « thèmes WordPress » ou « plugins WordPress », tirez profit d’outils comme Google Keyword Planner pour jauger la concurrence et repérer des variantes pertinentes. Google Analytics ou les statistiques de WordPress peuvent également révéler par quels chemins les internautes arrivent jusqu’à vous.

Pour chaque mot-clé, déclinez au moins une dizaine de variantes. Si votre cible est « thèmes WordPress », pourquoi ne pas élargir à « thèmes WordPress responsives », « thèmes WordPress multi-usages », « thèmes WordPress premium », etc.

Si besoin, appuyez-vous sur Ubersuggest, créé par une figure du SEO. Cet outil propose des suggestions, renseigne sur la difficulté et la concurrence. Viser « WordPress » seul, c’est s’attaquer à un Everest déjà occupé par des géants. Une expression comme « thèmes WordPress multifonctions responsives » s’avère souvent plus accessible.

Pensez également aux requêtes longues : intégrer trois ou quatre mots dans la recherche facilite le positionnement par rapport à un terme trop général. Insérez ces expressions naturellement dans vos pages et articles. Patience : le SEO récompense l’endurance, pas la précipitation.

Quant à la question de la densité des mots-clés, elle sera abordée plus loin.

2. Placer le contenu au centre du jeu

Rien ne remplace un contenu solide. Il doit être unique, pertinent, et pensé pour votre public. Un site sans contenu n’existe pas, et un contenu insipide ou dupliqué le condamne à l’oubli. La réalité est implacable : plusieurs semaines sans article, et l’audience s’effrite.

Ce que vous publiez doit vraiment servir vos lecteurs. Les moteurs ne tolèrent plus la duplication ou le plagiat. Apportez un regard neuf, partagez vos analyses, vos retours d’expérience. Copier un autre site vous expose à un déclassement immédiat.

Évitez également la duplication interne, notamment sur les URL. Pour Google, http://yoursite.com et http://www.yoursite.com sont perçus comme deux adresses distinctes. D’où la nécessité de la cohérence. Une redirection simple avec .htaccess règle la question :

RewriteEngine on
RewriteCond %{HTTP_HOST} ^exemple.com [NC]
RewriteRule ^(.*)$ http://www.example.com/$1 [L,R=301]
Modifiez pour votre domaine. Ainsi, les moteurs ne s’y perdent pas. Autre solution : la balise « canonical », détaillée par Matt Cutts.

Enrichissez vos pages d’un contenu qui a du sens. Pas de remplissage artificiel : Google sait faire la différence. Les robots indexent, mais ce sont vos lecteurs qui comptent d’abord. Écrivez pour eux, l’algorithme suivra.

Les moteurs se perfectionnent : ils distinguent de mieux en mieux les pages à réelle valeur ajoutée. Parlez le langage de votre audience, répondez à ses attentes, et appuyez-vous sur votre recherche de mots-clés pour placer les bons termes sans forcer.

Un contenu bien conçu favorise le partage. Chaque recommandation ou citation construit votre réputation et influe sur le référencement.

Pour placer vos mots-clés, favorisez le naturel. Si une expression sonne faux, variez. Le SEO s’adapte à la réalité du texte. Après avoir vu mes classements chuter pour cause de sur-optimisation, j’ai changé d’approche : les mots-clés en tête, puis une rédaction spontanée. Les bons termes se placent tout seuls. Ce principe fonctionne, mais chacun peut affiner sa méthode.

Pour la densité, une moyenne de 2,5 à 4 % suffit. Sur 2000 mots, cela donne environ 50 occurrences du mot-clé principal, toujours en gardant une lecture agréable.

Utilisez également ces mots-clés dans les titres et sous-titres : c’est un signal fort pour les moteurs comme pour les visiteurs. Une structure soignée améliore la lisibilité et le SEO.

Pour rendre vos pages attractives, variez les formats : ajoutez vidéos, images, infographies, podcasts… Ces supports invitent à l’engagement et donnent de la profondeur à votre contenu.

Autre levier : la régularité. Google valorise les sites actualisés. Mettez à jour vos pages fixes, alimentez régulièrement votre blog. Mieux vaut publier peu mais bien, que d’inonder le web d’articles creux.

Pensez à renseigner les balises SEO à chaque nouvel article et à bien classer vos contenus. Des outils comme Yoast SEO simplifient la tâche : ajout de méta-descriptions, optimisation des titres, analyse de la lisibilité… Profitez-en pour soigner aussi les pages statiques.

À retenir : Les balises meta ne remplacent pas la présence de mots-clés dans le texte, mais elles restent nécessaires.

Votre priorité reste le lecteur. Pour aller plus loin, voici quelques ressources à explorer :

  • Comment écrire un contenu de blog percutant, ProbLogger
  • Les neuf ingrédients qui font un excellent contenu, KissMetrics

Gardez ce principe en tête : convaincre le lecteur passe avant tout. Les mots-clés placés au chausse-pied n’apportent rien à un texte censé susciter l’adhésion.

Le SEO sur la page, c’est le mariage de la créativité et de la technique. Donnez le meilleur à votre public, et les moteurs vous suivront., Justin Deaville, Receptional.

Optimiser les images et les vidéos

Avant d’aller plus loin, prenons un instant pour parler de l’optimisation des médias embarqués.

Ajouter images et vidéos est une excellente pratique, mais elle reste trop souvent mise de côté. Une image bien optimisée peut attirer du trafic via Google Images. Quant aux vidéos, elles peuvent devenir une porte d’entrée depuis YouTube, Vimeo ou Tumblr.

Commencez par alléger le poids de vos images. Des fichiers trop volumineux ralentissent le site, ce qui impacte l’expérience utilisateur et le référencement. Utilisez la taille strictement nécessaire.

Intégrez des images qui s’inscrivent dans le propos, pas de décorations gratuites.

Choisissez un nom de fichier descriptif, aligné avec le sujet traité (exemple : « wordpress-seo-guide.jpg » plutôt que « IMG_2021.jpg »). Glissez-y le mot-clé principal quand cela s’y prête.

La balise ALT est capitale : elle décrit l’image pour les personnes malvoyantes ou les robots. Soyez clair, précis et concis. Sur WordPress, le champ « alt » est prévu lors de l’ajout.

Un texte ALT bien conçu améliore référencements, accessibilité et qualité du code. Faites-en une habitude.

3. Choisir des thèmes et plugins adaptés au SEO

WordPress brille par sa simplicité d’installation et la variété de son écosystème. Mais tous les thèmes et plugins ne sont pas égaux sur le plan du référencement. Dès le début, choisissez ceux qui ont été pensés pour le SEO.

Visez un code propre et une structure valide. Un thème mal conçu nuit autant au rendu qu’à la visibilité. Recherchez la présence de balises meta « canonical » pour éviter la duplication, une gestion correcte des titres (h1, h2, h3…), et des balises Open Graph pour les partages sociaux.

Pour vérifier ces critères, consultez la documentation du développeur, testez la démo ou inspectez le code source (section head). Si besoin, des plugins peuvent combler les manques.

Un thème qui néglige la gestion des titres ou des métadonnées est à bannir. Misez sur la compatibilité SEO dès la première installation.

4. Soigner la structure des URL

Les « pretty permalinks » de WordPress sont essentiels pour concilier référencement et navigation agréable. Entre « https://www.yoursite.com/article300152 » et « https://www.yoursite.com/wordpress-seo », la seconde l’emporte à tous les coups, pour les moteurs comme pour les visiteurs.

Pour paramétrer des URL claires, allez dans Paramètres > Permaliens et choisissez « Nom de la publication » ou « Mois et nom ». Faites-le dès la création du site pour éviter les liens cassés plus tard. Les liens brisés pénalisent le référencement : mieux vaut anticiper que devoir réparer.

5. Veiller à l’ergonomie mobile

L’affichage sur mobile ne se discute plus. Google affiche même une mention spécifique dans ses résultats pour signaler les sites adaptés. Si votre site n’est pas optimisé pour smartphone ou tablette, il sera relégué en bas de page avant même d’être visité.

La conception responsive (RWD) reste le choix de référence. Le site s’adapte à tous les supports. Si besoin, certaines solutions hybrides existent, l’objectif restant d’éviter doublons ou conflits d’URL. Pour commencer, un thème WordPress responsive est le choix le plus sûr.

6. Activer les signaux sociaux

Les réseaux sociaux sont devenus des relais majeurs pour la visibilité et le trafic. Partages, mentions et likes constituent autant de signaux que les moteurs prennent en compte pour juger la pertinence d’une page.

Encouragez l’interaction : ne diffusez pas seulement, répondez, échangez. Plus vos contenus seront partagés et commentés, plus ils gagneront en valeur dans les classements.

7. Observer et dépasser la concurrence

En tapant votre mot-clé sur Google, les dix premiers résultats sont vos adversaires directs. Pour espérer les dépasser, il faut comprendre ce qui fait leur force : contenu, structure, liens entrants, choix éditoriaux… Repérez leurs points faibles. Un article obsolète ou incomplet chez un concurrent peut devenir votre tremplin. La compétition aiguise l’exigence, la récompense en vaut la peine.

8. Optimiser la vitesse de chargement

Un site qui rame fait fuir. Les moteurs de recherche privilégient les pages qui s’affichent vite : moins de départs précipités, meilleure expérience, image de marque renforcée. Utilisez des outils comme Google Page Insights pour jauger votre site et appliquer les conseils. L’objectif : charger plus rapidement que vos concurrents directs.

9. Sécuriser avec le HTTPS

Google pousse vers un web sécurisé. Passer en HTTPS n’est pas le critère numéro un, mais c’est la tendance. Sécuriser votre site, c’est aussi rassurer vos visiteurs. Les guides de Google détaillent le passage et les règles à suivre.

10. Ne pas négliger le SEO local

Le SEO local repose sur les mêmes bases que le global, avec quelques spécificités : mentionnez la ville ou la région dans vos titres, balises, contenus, URL et textes alternatifs d’images. Pensez également à créer ou revendiquer une fiche Google My Business, un levier gratuit et très efficace.

Pour aller plus loin, consultez les ressources de Moz ou Search Engine Land sur le SEO local.

11. Soumettre son site aux moteurs de recherche

Les robots des moteurs parcourent le web, mais soumettre votre site manuellement accélère parfois son indexation et évite d’être pris pour du spam. Pour Google, passez par la page dédiée ou Google Search Console ; pour Bing et Yahoo, une seule soumission suffit.

12. Créer un sitemap efficace

Le plan du site répertorie toutes vos pages et catégories. Si les internautes peuvent l’utiliser, il est surtout conçu pour les moteurs. Publiez-le en accès clair, reliez-le à la page d’erreur 404 et soumettez-le dans la Search Console pour accélérer l’indexation. Les plugins comme Google XML Sitemaps vous simplifient la vie.

Les liens entrants restent un pilier du SEO sur WordPress. Un site reconnu qui pointe vers le vôtre vous apporte une part de sa crédibilité. À l’inverse, des liens douteux ou hors sujet peuvent nuire à votre classement.

Recherchez des liens provenant de sites fiables et proches de votre thématique. Lorsque vous créez un lien, choisissez un texte d’ancrage pertinent (évitez les « cliquez ici »). Voici l’idée : texte d’ancrage descriptif.

La qualité l’emporte sur la quantité. Privilégiez les sites actifs, respectés, et engagés sur les réseaux. N’achetez jamais de liens : Google surveille ces pratiques et les pénalise.

Pensez à ajouter l’attribut « nofollow » sur les liens que vous ne souhaitez pas faire remonter dans les classements d’autres sites.

Les outils et ressources indispensables pour WordPress SEO

Pour étoffer votre stratégie, voici une sélection d’outils à intégrer à votre boîte à outils :

  • Yoast SEO : plugin incontournable pour optimiser titres, descriptions et structure des contenus
  • Extensions sociales pour faciliter le partage
  • Google XML Sitemaps pour générer automatiquement un plan du site
  • Guides pratiques : accélérer le chargement, améliorer le positionnement, affiner les techniques avancées
  • Des plugins triés sur le volet pour renforcer à la fois SEO et expérience utilisateur

En bout de course…

Le référencement sur WordPress, c’est une affaire de persévérance. Les progrès ne s’observent pas du jour au lendemain, il faut miser sur la durée. La stratégie doit évoluer aussi vite que les règles du secteur, sous peine de décrocher. Publiez des contenus qui méritent d’être lus, faites connaître votre site avec conviction, gardez toujours un œil sur les évolutions de l’algorithme. La balle est dans votre camp : quelle sera votre prochaine action pour vous démarquer dans les résultats de recherche ?